18 janvier 2004

Le retour du roi

Vu cet après-midi. Film fantastique de Peter Jackson. Avec Elijah Wood (Frodon Sacquet), Sean Astin (Sam), Viggo Mortensen (Aragorn), Ian McKellen (Gandalf), Orlando Bloom (Legolas), John Rhys-Davies (Gimli), Billy Boyd (Pippin), Dominic Monaghan (Merry), Andy Serkis (Gollum / Sméagol), Bernard Hill (le roi Théoden de Rohan), Miranda Otto (Eowyn de Rohan), John Noble (Denethor, Intendant du Gondor), Hugo Weaving (Elrond), Lawrence Makoare (Le Roi Sorcier), Paul Norell (le Roi des Morts), Sarah McLeod (Rosie), Thomas Robins (Déagol), Liv Tyler (Arwen), David Wenham (Faramir), Cate Blanchett (Galadriel), Ian Holm (Bilbon Sacquet).

Troisième volet du « seigneur des anneaux », c'est celui que j'ai préféré à cause de son intensité visuelle et émotionnelle.

Époustouflant !

La fuite de Saroumane n'est présente que dans la version longue. J'attends donc la sortie de la trilogie en DVD.

08 janvier 2004

Convertisseur de documents OpenOffice

Une initiative sympathique, pour ceux qui ne veulent pas installer OpenOffice.org (ou Star Office), mais qui veulent lire les fichier générés par les applications de la suite bureautique libre.

>> Convertisseur de documents OpenOffice
>> OpenOffice.org

07 janvier 2004

La définition du jour

Immarcescible : n. m. Bot. Didact. Qui ne peut se flétrir.

J'ai de ces correspondants pédants ! ;-)

[édit.] en cherchant le mot avec Google, je trouve le site du jeu télévisé « Des mots et des maux » (Radio-Canada, rediffusée à une époque sur TV5). Le mot apparaît dans le questionnaire numéro 5 de la saison 2001-2002 de l'émission.

Bref, tous les questionnaires (et les réponses) du jeu sont en ligne. Pour ceux qui sont à la recherche d'un jeu « intelligent » à faire en famille un soir sans télé, il y a certainement de quoi faire.

>> Le questionnaire évoquant le terme « immarcescible »
>> Questions-réponses des mots et des maux

Confucius, pardonne-moi !

« Fais du feu à un homme et il aura chaud pendant un jour. Mets le feu à un homme et il sera froid pour toujours. »

Variante : « Fais du feu à un homme et il aura chaud pendant un jour. Mets le feu à un homme et il aura chaud pour le restant de ses jours. »

/honteux

05 janvier 2004

The Station Agent

Fin, Olivia et Jon marchent à la queue leu leu sur une voie désaffectéeVu ce matin en VOST. Comédie dramatique de Thomas McCarthy. Avec Peter Dinklage (Finbar McBride), Patricia Clarkson (Olivia Harris), Bobby Cannavale (Joe Oramas), Michelle Williams (Emily), Paul Benjamin (Henry Stiles), Raven Goodwin (Cleo).

J'ai adoré ce film. Je ne suis pas le seul : il a obtenu des tonnes de prix, notamment au festival de Sundance.

Fin est un nain. Il est passionné par les trains et par rien d'autres. Fatigué de sentir le regard des autres sur lui et d'entendre les enfants se moquer de sa taille, il travaille presque caché dans l'atelier de la boutique de son ami Henry. Une boutique spécialisée dans les trains électriques pour passionnés.

Lorsque Henry meurt, subitement, Fin est son unique héritier. Il n'hérite pas de la boutique, mais d'une vieille gare désaffectée dans le New-Jersey. L'endroit idéal pour échapper aux regards et aux moqueries !

Au début du film, Fin est désagréable, silencieux, impoli. Cela n'empêche pas Joe (qui a garé son camion de vente de caffé con leche juste à côté de la gare) de lui tenir la jambe : il veut tout savoir. Qui est Fin ? Pourquoi marche-t-il, infatigable, sur les voies ? Vers où ? Comment est-il arrivé ici ? etc.

Fin fera aussi la rencontre d'Olivia qui manquera, par deux fois, de l'écraser. Comment échapper à cette calamité ambulante ? Et comment répondre à Cloé, désarmante par la candeur propre à son âge ? Et Emily ? Qui prendrait le temps de l'écouter ? Pas son copain Chris qui l'a mise enceinte et qui ne le sait même pas.

Film lent, à l'atmosphère spéciale. Réjouissant et émouvant. Quand il s'est terminé, j'ai regretté de ne pas pouvoir prolongé la journée avec les trois amis Fin, Joe et Olivia... Mais j'irai peut-être les revoir bientôt.

Avec plaisir.

>> Site officiel du film The Station Agent

30 décembre 2003

Ma vie sans moi

Vu ce matin en VOST. Drame d'Isabel Coixet. Avec Sarah Polley (Ann), Mark Ruffalo (Lee), Amanda Plummer (Laurie, la collègue au régime), Deborah Harry (la mère d'Anne), Scott Speedman (Don, le mari d'Ann), Leonor Watling (Ann, la voisine), Maria de Medeiros (la coiffeuse fan de Milli Vanilli).

Elle a eu Penny à 17 ans et Patsy à 19 ans. Elle vit dans une caravane dans le jardin derrière la bicoque de sa mère. Son père est en prison depuis dix ans. Elle fait des ménages à l'université, la nuit. Elle s'appelle Ann. Elle va à l'hôpital pour faire une échographie. Les douleurs qu'elle ressent ne sont pas celles d'un grossesse, comme elle l'espérait, mais celle d'un cancer des trompes qui s'est propagé vers l'estomac et le foie.

Il lui reste deux mois, peut-être trois, pour faire tout ce qu'elle n'avait jamais eu le temps de faire. Et elle va le faire courageusement.

Admirable, parce que ce qu'elle a à faire n'est pas fou. Admirable, parce que construit et filmé dans un progression très bien maîtrisée. Admirable, parce que Sarah Polley est fantastique. Admirable pour le message positif et optimiste que soutient tout le film.

« Ma vie sans moi » est l’adaptation d’une nouvelle de Nanci Kincaid "Pretending the bed is a raft". A lire, probablement (NB : orthographe du nom vérifiée. Les autres sites n'ont fait qu'un copier-coller sans se poser de question).

Calendar Girls

Vu hier soir en avant-première et en VOST. Comédie de Nigel Cole. Avec Helen Mirren (Chris), Julie Walters (Annie), John Alderton (John), Linda Bassett (Cora), Annette Crosbie (Jessie), Ciaran Hinds (Rod), Celia Imrie (Celia), Geraldine James (Marie), Penelope Wilton (Ruth), Philip Glenister (Lawrence).

Enfin ! Oh bon sang ! Enfin... Je suis tellement heureux de pouvoir dire de nouveau d'un film autre chose que de recopier son synopsis officiel. Je suis réconcilié avec mon cinéma.

C'est l'histoire vraie de ce club féminin victorien (le Knapely and district Women's Institute) dont quelques membres ont décidé de poser nues afin de rapporter quelques pennies à l'hôpital local. Le film raconte la vie quotidienne au cœur de la campagne anglaise (Agatha Christie n'est pas loin) ; les réunions « passionnantes » du W.I. (la conférence sur les brocolis est un must) ; la leucémie fatale de John, le mari d'Annie ; l'idée de Chris pour collecter des fonds à la mémoire de John ; la création et la réalisation hautes et en couleurs du calendrier ; le succès inattendu ; les effets pervers du succès ; l'espoir redonné à d'innombrables anonymes et une belle histoire d'amitié par dessus le marché.

Toute la salle a ri. C'est un signe qui ne trompe pas. Les acteurs sont tous excellents et on se réjouit de voir sur une même affiche autant de visage connus (pour ceux qui aiment les films et séries britanniques, un petit jeu : se rappeler des séries dans lesquelles les différentes dames du W.I. sont apparues).

Il faut le voir en VO, je crois, pour profiter pleinement de l'ambiance toute particulière. (De plus, certains accents sont savoureux).

>> Voir les anecdotes du film Calendar Girl sur AlloCiné pour quelques informations supplémentaires.

28 décembre 2003

Scary Movie 3

Vu hier soir. Comédie parodique de David Zucker. Avec Anna Faris (Cindy Cambell), Charlie Sheen (Tom), Denise Richards (Annie, la femme de Tom), Leslie Nielsen (le président Harris).

En remplaçant les frères Wayans par le célèbre réalisateur David Zucker (du trio ZAZ), on pouvait parier sur une amélioration du niveau de la série « scary movie ».

Mais non.

Bien sûr, il est amusant d'essayer de reconnaître les films parodiés (encore faut-il les avoir vus, bien sûr), mais pourquoi ne pas être plus léger ? Pour être sûr que le spectateur se dise « tiens, là, il doit y avoir une parodie, vue la façon dont le réalisateur s'y attarde lourdement... » ?

On appréciera tout de même les prestations de Charlie Sheen et (surtout) de Leslie Nielsen. Ce dernier prononce à un moment la célèbre phrase : « nous sommes avec vous ». Auto-hommage de Zucker à son premier grand succès.

15 décembre 2003

Les sentiments

Vu ce matin. Comédie romantique et dramatique de Noémie Lvovsky. Avec Jean-Pierre Bacri (Jacques), Nathalie Baye (Carole), Isabelle Carré (Edith), Melvil Poupaud (François).

Synopsis officiel :
« Jacques, médecin, et Carole, son épouse, habitent une maison en région parisienne. Dans la maison voisine s'installent François et Edith. Ce dernier doit succéder à Jacques et reprendre sa clientèle.
Jacques passe beaucoup de temps avec François pour lui transmettre sa succession. Carole et Edith, pendant ce temps, deviennent amies.
Très vite, Jacques tombe amoureux d'Edith. Elle est tout d'abord émue par le trouble qu'elle provoque chez lui. Puis elle se met à l'aimer. Mais elle ne voit pas qu'elle est également "amoureuse d'elle-même en train d'aimer". Elle ne voit pas non plus qu'ils courent vers la violence des sentiments... »

Une histoire d'adultère, belle parce que tellement banale.

La réalisatrice a introduit un « cinquième personnage » : une chorale qui ponctue le film par des chansons mal écrites (et mal chantées) qui sont censées nous faire comprendre ce que seul un imbécile ne comprendrait pas : le point de vue intérieur des protagonistes. (On l'aura compris, je n'ai pas saisi l'intérêt réel de cette chorale, que Noémie Lvovsky me pardonne).

Malgré cette réserve, j'ai beaucoup aimé le film. Sans pouvoir expliquer vraiment pourquoi, je l'ai trouvé très poétique.